Valence, Sans Concession

Libertaire, anti-capitaliste, auto-gestion, anti-fasciste

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08juin 2009

Pas assez de voix !

Alors que l'UMP est trop contente d'elle même, il convient de se pencher un peu sur la réalité des chiffres. Avec 59,35 % d'abstention au niveau national, on peut conclure que :

Les français ne méritent pas leur droit de vote

Les élus au parlement européens le sont très mal et représentent au fond, peu de personnes.

Même s'il est de bon ton, chez les anars, de fustiger toute forme de représentation ; vu l'état de la révolution et de la conscience des masses, il n'est peut-être pas encore judicieux de s'abstenir. On constate aussi que le front de gauche a réussi son pari. Par contre, le fait qu'ils soient à priori d'accord pour s'acoquiner avec les socialistes augure mal de la tenue de leur promesses ...

Les verts. J'imagine que la prise de conscience écolo que ce vote démontre est plutôt un bon signe. Malheureusement, quand on n'a pas compris que capitalisme est, intrinsèquement, ennemis de la nature, ben y'a encore du boulot !

Ce serait pas mal de conditionner les résultats à un taux maximum d'abstention ...

10avr. 2009

Souvenirs de Strasbourg ...

Comme quelques valentinois qui se sont sentis concernés, je suis monté à Strasbourg pour manifester contre le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN. C'était aussi une occasion, vu le déploiement sans précédent de forces de l'ordre, d'avoir une idée de ce que pouvait être le futur quotidien d'un pays, qui de plus en plus, favorise la répression et la surveillance des populations.

Beaucoup des manifestants du 4 avril sont en réalité arrivés entre le premier et le 3 avril et ont vécus dans le village auto-géré situé au sud de Strasbourg.

Ce village a pu exister grâce à l'accueil, dans les champs d'une ferme pédagogique, du propriétaire ; ainsi qu'à l'investissement d'organisations telles que Dissent ou No Passaran. Sur place, le fonctionnement était auto-géré. Nous étions quelques milliers à vivre là ces quelques jours et c'est une expérience réellement enrichissante. L'exemple, d'abord, qu'un autre fonctionnement social est possible. Que des principes de démocratie directe peuvent être mis en oeuvre, sur une grande échelle, et que ça fonctionne. Les seuls problèmes à déplorer dans le camps ont été le fait de provocations des forces de l'ordre qui étaient stationnées autour.

Parade Solidaire contre le Cirque Sécuritaire.

C'était le mercredi. Après une brève visite au point de ralliement en ville, la salle de concert Le Molodoï, nous rejoignîmes une manifestation partie du quartier de l'Esplanade. Composée principalement de clown aussi colorés que non violents, ainsi que d'autres personnes, pas forcement déguisées, mais toutes aussi motivées ; le tout accompagné par de la bonne musique !

La manif fut longue et nous avons traversé une bonne partie de la ville, accompagné de policiers en civil (la manif était donc autorisée !).

Parfois, nous nous arrêtions et les clowns faisaient le show, ridiculisant ici les postures martiales ou se prosternant là pour louer une solidaire qui accrochait son drapeau à sa fenêtre.

On a même eu droit à une embrassades party au cours de laquelle chacun faisait la bise au voisin ou à la voisine ! Une manif bon enfant mais le propos restait ferme : Non à L'OTAN, Non à la guerre, non à l'impérialisme du nord sur le sud …

Nous somme finalement arrivé au Molodoï après plus de 6 km de marche dans la ville.

Manifestation avortée et provocations policières.

Le jeudi matin, une petite visite dans les centre ville m'a permis de me rendre compte à quel degrés était montée la paranoïa sécuritaire. Des bouches d'égout soudées, des boites aux lettres de La Poste condamnées. Une présence policière massive et visible. Après un rapide repas au Molodoï, direction la Place Klébert pour rejoindre un autre cortège. Malheureusement, ce dernier n'arrivera jamais. En effet, parti du village auto-géré, le cortège est interdit d'entrée en centre ville par une forte présence policière. La cortège est alors obligé de se replier sur la quartier de Neuhof. Il se sépare en plusieurs groupes. Au cours de cet après-midi, une annexe du commissariat sera envahie. Il faut noter que la population de ce quartier populaire est plutôt solidaire des manifestants. Avec les renfort de policier de BAC venus de toute la France, plus de 200 manifestants seront arrêtés. Certains, alors qu'on parlait de contrôle d'identité (4 heure maxi) seront retenus 18 hures en garde à vue.

Vers 20:00, alors que nous sommes au camp, l'alerte est donnée. Des forces de l'ordre se massent sur l'aile est du camp. Une bonne centaine de personnes viennent en renfort et le festival peut commencer. Grenades lacrymogènes à gogo ! La solidarité fonctionne et une pluie de projectiles s'abat sur la police casquée. Un tireur de lacrimo se faufile entre les maisons et tire du sud. Il sera finalement contraint de se replier (bien qu'il ait été difficile à déloger !). Le face à face a duré près d'une heure. Parfois, les grenades tombaient devant ET derrière nous ! Une vraie volonté de nettoyage de la part de la police. On conçoit dans ces moments là la nécessite, sans doute regrettable, d'un véritable engagement physique. En face, ce ne sont pas des bisounours. Les tirs sont parfois tendus et les flash ball peuvent être très destructeurs.

Libération des clown.

Vendredi, les clowns décident une parade vers le quartier Neuhof. Ils y parviennent mais finiront encerclés et arrêté par la police. Arrestation scandaleuse et absolument injustifiée qui déclenchera la colère des habitants du camp. Solidaire, un cortège de plusieurs centaines de personne prend la rue de la Ganzeau pour libérer nos camarades. Les forces dites de l'ordre s'amoncellent et bouchent la rue. Naturellement, la ferme volonté de libérer nos camarades fait que cela vire à l'affrontement. Outres les habituels projectiles, la rue est très vite noyé de lacrymogène alors que les tirs de grenades assourdissantes nous vrillent les oreilles. Des barricades sont érigées et le face à face durera plus de deux heures, au terme desquelles les clowns seront libérés.

Là encore, les force de l'ordre ont pris l'initiative de l'affrontement. Notons au passage que les riverains n'étaient pas hostiles aux manifestants. Le camp sera survolé toutes la nuit par des hélicoptères et même des drones.

La grande manifestation du Samedi 4 avril.

Départ matinal du camp pour se diriger vers le lieu de rendez vous. Sur la route, nous rencontrons des forces de l'ordre imprévues ! Il semble que l'itinéraire soit changé ! Alors que nous nous dirigeons vers le pont sur le Rhin, celui-ci est complètement bloqué par la police allemande, qui lance d'ailleurs des sommations. On constate sur la photo ci-contre que la police filme et photographie tout ce qui lui fait face. On retrouvera cette procédure tout au long de la manif.

Finalement, les 7000 camarades allemands ne pourront rejoindre le cortège et nous allons finalement au point de rendez-vous, rejoindre celles et ceux qui, de toutes la France, sont venus en car. Sans discontinuer, nous avons été survolés à basse altitude par des hélicoptères.

Des leaders de formation associatives ou politiques interviennent sur la scène montée à cet effet. Alors que tout est calme, un coté du lieu de rendez-vous et l'objet de tirs de lacrimos. La foule se déporte donc de l'autre coté. Il semble que des lacrimos aient même été tirées d'hélicos.

Le cortège part et longe une rive de l'île sur laquelle nous nous trouvons. Finalement, on arrivera dans une souricière alors que l'itinéraire semble désormais négocié en temps réel. Alors que nous arrivons dans une rue surplombée par un pond de chemin de fer, le passage est barré sous le prétexte que les pompiers interviennent pour éteindre l'hôtel Ibis. Le cortège restera là une bonne heure. Puis des gens pourront passer. Mais pour une raison indéterminée, les policier tronçonnent le cortège à l'autre bout. Les gens au milieux sont piégés. Là encore, lacrymos, flash ball et bombes assourdissantes. Le cortège est finalement dispersé.

Malgré cette triste fin de manif, c'est déjà un succès qu'elle ait pu se tenir. En effet, tout, absolument tout à été fait pour empêcher que la légitime colère du peuple puisse s'exprimer dans le calme. Mais bon, les bourgeois peuvent être heureux, leurs quartiers sont épargnés ! De façon très frappante, le vrai rôle de la police a été révélé (pour ceux qui encore, l'ignorait !) à cette occasion : protéger les riches, leur politique et le capital !

09avr. 2009

Heures graves, policiers hilares.

Succès pour l'action destinée à protester contre la criminalisation de l'aide aux sans-papiers. Ce sont plus de 300 personnes qui, parties de de la place Porte Neuve, se sont dirigées vers le palais de justice. Quelques interventions au micro et nous sommes restés calmement jusqu'à 18:30. De telles manifestations se sont produite hier dans plus de 90 villes en France.

Les visages, ainsi que le moment étaient graves. Cette criminalisation de l'aide, la mise récente en garde à vue d'un responsable d'Emaus à Marseille, tout cela rappelle des heures sombres de notre histoire. Les dénégations de M Besson (personnage abject s'il en est), hier sur France Inter ne sauraient nous convaincre et semblent pour le moins mensongères …

Beaucoup de manifestants arboraient un badge sur lequel était revendiqué leur statut d'aidants et leur souhait de se voir arrêté à ce titre. A un moment une grande partie de l'assemblée levait ses mains, croisées, comme menottées. C'est là que je n'approuve plus ! Solidaire, oui, mais hors de question de se constituer prisonnier ! S'ils veulent mes mains, il faudra venir les chercher !

J'ai trouvé particulièrement choquante l'attitude des forces de l'ordre qui face à cette démonstration n'ont rien trouvé de mieux que de se marrer une bonne partie du temps qu'a duré la manif ! Je ne souhaite pas généraliser, mais ces derniers jours m'ont donné pas mal d'occasions d'émettre quelques réserves quant à l'attitude des représentant de l'ordre et autre gardiens de la paix. Tout cela était assez indigne de la part de représentants d'une profession qu'on exerce, visiblement, les bras croisés (à moins qu'on ne matraque quelque gauchiste !).

07avr. 2009

Délit de solidarité !

Appel de différentes organisations à un rassemblement devant le palais de justice de Valence le mercredi 8 avril à 17:45.

Le mot d'ordre, alors que les actions d'aide auprès des sans-papier sont devenues des délits, est de se déclarer Délinquant Solidaire.

J'y serai, solidaire, mais en aucun cas délinquant ! Je les reconnais désormais. Ils sont en bleu, armés et obéissent à des ordres ineptes. ils coffrent des chevelus à Strasbourg alors qu'en Corse, pour des faits similaires, ils laissent partir tout le monde. On sait donc comment construire le rapport de force !

Des camarades restent retetnuEs à Strasbourg par les milicens aux ordres du capital et de l'impérialisme. Ne les oublions pas. Des infos ici et les dernieres nouvelles de nos camarades ici.

29mar. 2009

Ni Pauvre, Ni Soumis !

Manifestation réussie vendredi dernier, du collectif Ni Pauvre, Ni Soumis. Partis du champs de Mars, des dizaines de handicapés, souvent en fauteuil, sont allés se masser devant la préfecture en passant par les boulevards. Un appel d'urgence pour attirer l'attention du gouvernement sur la situation des adultes handicapés.

Quand le seuil de pauvreté est à 880 € par mois selon Eurostat, l'allocation adulte handicapé est de 652,60 € par mois et le minimum de pension d'invalidité est de 260,17 € par mois.

Une délégation de 7 personnes, représentantes d'une partie des associations participantes (il paraît que la salle était trop petite pour 10 personnes !) ont été reçues par les services de la préfecture (ou peut être le préfet, mais je n'en suis pas sûr.).

29mar. 2009

Bonus, les questions qui fâchent !

L'affaire Natixis (Bonus versés, environ 90 millions, aux traders) semble faire une certaine unanimité. Faut pas que les traders touchent, because les pertes et l'argent public ! Le problème; c'est que si ces bonus sont contractuels et que les critères d'attribution sont remplis, malgré les pertes abyssales de la banque ; et bien, il n'y a pas de raison de ne pas les verser ! Je ne veux pas avoir l'air de défendre les pauvres traders, mais que se passerait-il si dans un plan intéressement, les critères sont remplis dans un service, une filiale alors que la boite ou le groupe a des difficultés et qu'on décide, sous la pression de l'opinion publique, de ne pas verser l'intéressement en question ? Les salariés concernés protesteraient, à juste titre ! Je précise pour les esprits brouillons que l'intéressement est différent de la participation aux bénéfices !

La crise a bon dos. On prétend trouver des choses scandaleuses en période de crise alors qu'elles sont scandaleuses tout court ! Ce qui est scandaleux, c'est que ce système de bonus existe, simplement ; qu'il conduise à des inégalités de revenus jamais vues avant dans l'histoire. Pourtant, le journal Alternatives Économique fonctionne avec une échelle de salaire de 1 à 4 ! C'est donc possible ! La crise ne fait qu'exacerber des dysfonctionnements de fond.

28mar. 2009

Le scandale du bouclier fiscal.

Alors que la Crise bat son plein, que certains en profitent encore pour s'en mettre plein les poches par des stock-option et autre bonus, que des centaines de salariés perdent leur emploi ; Sarko et son gouvernement trouvent encore normal de conserver cette ignominie que constitue le bouclier fiscal. Le tableau ci-contre, tiré du Marianne n° 622, donne quelques chiffres parlants. On retiendra par exemple que 834 contribuables (plutôt des receveurs en l'occurrence !) au patrimoine de plus de 15 million d'euros touchent chacun plus de 300 000 € d'argent public - soit un abattement de plus de 50 % d'impôts - pour un coût pour l'État de plus de 300 millions d'euros. Le coût total de cette mesure est de 458 millions d'euros pour 13 998 personnes.

Cette somme est à rapprocher, par exemple, du projet du ministre de la défense, de regrouper son ministère et l'État Major au sein d'une même entité (source ici). La construction a un coût d'environ 600 millions mais l'État payerait un loyer de 100 millions par an pendant 30 ans ...

Au dernières nouvelles, les sénateurs refusent l'abrogation du bouclier fiscal.

27mar. 2009

Non à l'OTAN !

Alors que la France, sur l'impulsion de l'atlantiste Sarkozy, se prépare à réintégrer le commandement intégré de l’OTAN, on remarque surtout le silence assourdissant du débat public fait autour de cette question. Pas de réel débat non plus auprès des parlementaires vu que le gouvernement a clairement dit qu'il engagera sa responsabilité pour faire passer cette décision. Encore une fois, Sarkozy se défie de la démocratie, même représentative !

Il s'agit pourtant d'une question cruciale. D'une part, c'est une question de souveraineté Française et Européenne. D'autre part, c'est aussi un question de libertés publiques. En effet, lors de la commémoration du soixantième anniversaire de la fondation de l'OTAN, des décisions relatives au fonctionnement de cette institution vont être prises. Parmi celles-ci, le processus de prise de décision sera modifié. Alors que les décisions d'engagement des forces étaient prises à l'unanimité, on parle désormais d'abstention constructive ! C'est à dire qu'un pays n'ayant pas clairement avalisé une décision d'engagement se verra obligé, du fait de sont appartenance à l'OTAN, d'engager quant même des moyens humains et matériels.

L'OTAN est une alliance militaire organisée par un traité. C'est même celle qui, au monde, est capable de mobiliser le plus de moyen. Cette alliance a une telle influence qu'elle produit même une normalisation de fait des matériels (on parle par exemple de calibres OTAN). Comme le militaire, l'OTAN s'étiole en absence d'ennemis ! Or c'est bel et bien ce qui s'est produit avec l'implosion du pacte de Varsovie. La doctrine a donc évolué afin de pouvoir conserver cette structure. L'ennemi est désormais le terrorisme ! Ce type d'ennemis est assez commode dans la mesure où il est diffus, à la fois extérieur et intérieur et permet de justifier pas mal de mesures sécuritaires destinées à garantir la sécurité des citoyens.

Par exemple, des policiers sont déjà passé, tout à fait illégalement, chez des strasbourgeois pour leur demander d'ôter le drapeaux de la paix de leur fenêtres.

Le contre-sommet se tiendra à partir du 1er avril, jusqu'au 4 avril, jour de la grande manifestation (non autorisée à ce jour) à Strasbourg.

Celles et ceux qui ne peuvent monter pour la manif, rien ne les empêche de manifester sur Valence ou dan leur ville préférée !

24mar. 2009

Handicap, Maladie Invalidante = Pauvreté

Manifestation solidaire avec les handicapés, vendredi 27 mars 2009, à Valence, à 14:00 au Kiosque Peynet !

Venez nombreuses et nombreux !

23mar. 2009

Grève Générale Illimitée !

Alors que les lourdes structures syndicales bureaucratiques peinent à trouver une suite crédible à la journée du 29, tergiversent, hésitent ; se demandant aussi ce qu'elles ont à gagner et à perdre, il faut que la base, le peuple ; qui lui souhaite continuer, prenne l'initiative !

Cela commence aussi par une plateforme revendicative claire. Quelques suggestions, non exhaustives, amendables et qui peuvent être librement reprises :

  • Revenu minimum, quel qu'il soit de 1500 € (travailleurs, chômeurs, retraités, handicapés, malades etc.).
  • Se soigner gratuitement.
  • L'arrêt des réformes de l'enseignement (écoles, universités, etc.) en cours.
  • Un logement décent et abordable pour tous
  • Rétablissement de l'autorisation administrative des licenciements
  • Nationalisation des banques.
  • Suppression du bouclier fiscal.
  • Contrôle de la circulation des capitaux.
  • Annulations des privatisations rampantes et filialisations des services publics.
  • Plafonnement des salaires (rapport 1 à 4 maxi).
  • Un accès facilité à la formation professionnelle et à la reprise d'études tout au long de la vie.
  • ETC.

Pour cela, naturellement, ce n'est pas ce gouvernement ni ce président qui peuvent mettre un tel programme en œuvre, aussi :

Démission de Sarkozy et des son gouvernement !

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